Le Bureau du Club D12 qui se tient une fois par trimestre, s’est réuni le 18 décembre sous la présidence de Jean-Marie Cambacérès avec un ordre du jour chargé.

1)      Informations.

Le dernier Bureau du 20 septembre avait émis le souhait que Club D12 prenne contact avec des personnalités politiques proches de nous. Ce fut fait. Jean-Marie Cambacérès a rencontré François Hollande le 29 octobre, D12 a invité Bernard Cazeneuve pour un dîner-débat le 13 novembre, Jean-Marie a rencontré Jean-Luc Bennahmias co-président de l’UDE le 12 décembre enfin, Jean-Marie Cambacérès et Jean Levain ont rencontré Virginie Rozière et Stéphane Saint-André co-présidents des Radicaux de Gauche ce matin même.

2)      Analyse de l’actualité.

Tous les membres du Club D12 ne suivant pas les réseaux Twitter ou  WhatsApp, Jean-Marie Cambacérès rappela la position de D12 sur le mouvement des gilets jaunes. Au début du mouvement nous avons soutenu et même proposé 3 pistes pour en sortir : la suppression des nouvelles taxes sur le carburant prévues en janvier, un coup de pouce au SMIC et la création d’un ISF vert dont les revenus seraient affectés à la transition écologique. Le gouvernement étant resté sourd et pensant que le mouvement allait s’éteindre vite a laissé pourrir la situation qui a dégénéré comme l’on sait. Le mouvement a commencé à mettre en avant des slogans que ne pouvaient plus soutenir D12, et après la prise de parole du Président, bien que le compte n’y soit pas, nous avons souhaité que la situation se calme et que les négociations se poursuivent par l’intermédiaire des syndicats et le débat par l’intermédiaire des partis politiques. Cela est difficile car depuis 19 mois le Gouvernement et En Marche avait tout fait pour réduire l’importance des corps intermédiaires (partis, syndicats et élus). On en paye maintenant les conséquences. Enfin selon les dernières infos, En Marche pousserait maintenant les gilets jaunes à faire une liste aux élections européennes, ce qui fragmenterait encore plus le corps électoral et ne serait pas une bonne chose pour la clarté des choix. Les promesses annoncées ne sont pas encore très claires, mais de toute façon vont coûter cher, et comme le Gouvernement n’a pas voulu recréer l’ISF, l’injustice fiscale n’est pas réduite et les milliards manquant vont être financés par l’augmentation de la dette, entrainant une perte de crédibilité de la France en Europe et donc d’influence. Le tour de table a montré que le Bureau se retrouvait globalement dans ces analyses qui avaient été faîtes au jour le jour.

Très rapidement, le Bureau a pointé d’autres risques de protestations : des lycéens et étudiants, des agriculteurs, des policiers, des professeurs, des infirmières et des fonctionnaires au sens large.

Le Bureau a aussi pointé le danger de la consultation que veut lancer le Gouvernement et En Marche, en obligeant les maires de s’y coller, sur des thèmes imposés, avec la participation de ministres et pendant la campagne électorale pour les européennes.

Jean-Levain a souligné particulièrement le danger de réforme de la loi de 1905 réaffirmée par Christophe Castaner. Ce sont les religions qui doivent s’adapter au caractère laïque de la République et pas le contraire.

3)      Les trois thèmes de réflexion retenus :

–          La Convivencia.

Florence Ginisty, chargée de ce dossier, nous a envoyé une note sur ce sujet. D12 va essayer d’organiser un mini-colloque (pour des raisons de moyens financier) avant les élections européennes. Elle souhaite qu’il ne soit pas organisé avec la Mairie de Toulouse. Certains membres du Bureau souhaiterait qu’il ne soit pas organisé en Occitanie pour avoir une portée symbolique plus large et même européenne si l’on pouvait. Thierry Barry a proposé qu’il se tienne au CESE au Palais d’Iéna. Les discussions vont se poursuivre entre nous, on en reparlera en janvier.

–          La participation citoyenne :

Nila Mitha chargée de ce dossier va aussi envoyer une note sur ce sujet important. D12 a souhaité réfléchir à ce dossier avant même l’actualité du RIC. En effet nous avions fait remarquer que Emmanuel Macron s’était fait élire parce qu’il avait fait croire aux gens qu’ils allaient participer et être écoutés pendant son mandat. Tous ces « marcheurs » de base sont déçus. Pourtant l’aspiration des citoyens à donner leur avis, participer et être écoutés est toujours forte. Jean-Marie Cambacérès l’a rappelé à François Hollande quand il l’a vu, et Nila Mitha doit proposer une réflexion sur tous ces sujets dans l’air du temps : pétitions citoyennes, tirage au sort, plateforme participative, budget participatif, RIC, référendum local, etc… Elle a commencé à y réfléchir et nous fera des propositions en janvier.

L’actualité du RIC s’étant imposée, le Bureau pense que ce n’est pas la recette miracle à tous les problèmes, c’est une technique qui peut accoucher du pire ou du meilleur selon ses règles d’emploi, qui pour le moment ne sont pas connues. Jean-Marie Cambacérès fit remarquer que pour que les citoyens ne soient pas à nouveau déçu si on leur demande leur avis sur un sujet, il faudrait tenir compte de leurs votes. François Hollande avait organiser un référendum citoyen sur le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Le référendum avait été favorable au projet, or Emmanuel Macron n’avait pas tenu compte de ce résultat et avait annulé le projet. Attention aussi qu’En Marche ne lance pas le débat sur ce genre de question pour détourner l’attention de la situation économique et sociale du pays très préoccupantes après leurs premiers  19 mois au pouvoir. Attention aussi à la méthode technocratique coordonnée par un organe administratif la CNDP avec tirage au sort et autre méthode, toujours pour contourner les corps intermédiaires.

–          Réécriture de « Pour un nouvel élan ».

Lors des dernières « Rencontres d’été » de juillet 2018, D12 avait décidé de réécrire  son document de référence « Pour un nouvel élan ». Pour cela le texte a été mis sur le site et toutes les contributions sont reçues par email. Jean-Marie Cambacérès a montré celles reçues , parfois longues, comme celle de Gérard Boned sur les nouvelles technologies et la fracture numérique ou celle de Florence Ginisty sur l’amélioration de la Constitution et la Décentralisation. Il montra aussi toutes les modifications qu’il avait commencées à faire sur le texte et celles de Paul Melun sur les questions européennes.

                      Pour répondre à une question de Wenceslas Baudrillart sur l’utilité à court terme de ce travail important, le Bureau décida de se consacrer sur un texte en perspective des élections européennes d’abord. La modification de l’ensemble du texte (le titre lui-même devra être revu) sera faîte aux « Rencontres d’été » 2019 en perspectives des élections municipales, puis présidentielles.

–          Le texte sur l’Europe.

Paul Melun présenta en détail le texte sur l’Europe qu’il a rédigé avec d’autres amis du « groupe jeunes ». Plusieurs remarques sur ce texte furent faîtes par les présents. Jean Levain fit remarquer qu’il faudrait un chapeau introductif rappelant que les citoyens sont favorables à l’Europe mais pas à cette Europe-là, puisqu’ils avaient voté non au référendum sur le Traité de Lisbonne en 2005 par près de 55% des voix. Nicolas Sarkozy avait contourné ce vote négatif et le Traité de Lisbonne légèrement modifié par le Conseil de l’Europe avait été adopté en Congrès en 2008 et appliqué contre la volonté du peuple pourtant émise par référendum. Le deuxième point souligné par Jean Levain, est de rappeler que tous ceux qui voudront aller vers une Europe fédérale dans la situation actuelle se heurteront au scepticisme et au refus populaire. L’Europe ne pourra progresser que si elle reste une Confédération et une Europe des nations auxquelles les peuples sont attachés et dans laquelle ils exercent leur souveraineté.

Le texte écrit par Paul Melun a été envoyé à tous les membres du Bureau. Il fera l’objet de corrections compte-tenu du débat de ce jour et sera communiqué à tous les membres en janvier pour de nouvelles modifications si nécessaire et pour adoption vers février avant les élections européennes. Il deviendra la contribution de D12 aux débats de la campagne.

En parlant de campagne, Jean-Marie Cambacérès a donné sa position sur ce sujet : il existe un espace de plus en plus grand entre LFI et EM qui pour le moment n’est plus rempli par le PS. Il s’est dit très critique au fait que le PS ait signé une motion de censure avec LFI. Il s’est dit très sceptique sur toutes les conversations lancées par le PS avec EELV, Place Publique ou Génération.S. En effet une union éventuelle ne pourrait se concevoir que pour une coalition gouvernement mais par pour une liste unique européenne avec des mouvements qui n’ont pas la même vision des choses et qui veulent s’inscrire dans des groupes différents au parlement européen.

Le débat n’est pas comme veut le faire croire En Marche entre les « progressistes et les nationalistes » (ce type de simplification va d’ailleurs faire monter les nationalistes partout même dans les pays où il n’y en avait pas comme en Espagne), non, le débat est : quelle Europe voulons nous ? Parmi les pro-européens, 4 grandes familles politiques ont leurs idées là-dessus en France et dans les autres pays européens : les socialistes et sociaux-démocrates, les écologistes, les libéraux et les conservateurs et chacun veut en débattre.

Il faut donc nous mêmes recréer un pôle social, démocrate et écologiste pour rassembler tous ceux qui ne veulent ni En marche, ni Mélenchon. Cela peut se faire en 3 phases : taper, rassembler, incarner et proposer (TRIP). Taper contre En Marche qui ne porte plus une vision ni pour la France ni pour l’Europe et qui a décidé de s’inscrire au groupe Libéral à Bruxelles (en France une liste libérale devrait faire à peine 15% des voix).  Rassembler tous ceux qui le voudront dans cette optique. Incarner une liste avec une personnalité forte en tête, connue et pouvant recueillir les suffrages des socialistes, radicaux, écologistes et autres et pourquoi pas des déçus d’En Marche, hommes et femmes de la base qui ont été bernés. Proposer quelques thèmes de campagne simples pour une Europe plus protectrice, plus juste, plus démocratique et plus présente dans le monde. Nous pourrons ainsi faire plus de 10% des voix, ce qui nous permettrait de rester dans la course pour les élections municipales

4)      La date de notre apéritif pour les vœux.

Christian Tardivon s’en est occupé et après contact avec le restaurant « Chez Françoise », il nous est proposé la date du 16 janvier à 19h. Participation individuelle 15 euros (et plus pour ceux qui le peuvent) et 5 euros pour les étudiants. Le Bureau entérine cette proposition. Notez  cette date d’ores et déjà mais nous ferons un nouvel email aux 1000 membres en début d’année.

5)      Divers.

Nous rappelons que nous avons un réseau Club D12 sur WatsApp et que nous nous exprimons souvent sur Twitter, ça serait bien que de plus en plus de membres du Club D12 se mettent sur ces deux réseaux pour être informer et dialoguer.

Nous rappelons à tous de bien vouloir régler leur cotisation pour 2019 (20 euros et plus pour ceux qui le peuvent) sinon nous ne pourrons pas avoir beaucoup d’activités l’année prochaine. Vous pouvez envoyer un chèque à l’ordre des Amis du mas Mathieu, envoyer à l’adresse suivante : Jean-Marie Cambacérès mas Mathieu Chemin du Mathieu 30260 Gailhan.

L’ordre du jour étant épuisé, la séance fut levée et le Bureau adressa tous ses vœux aux membres du Club D12 pour les fêtes de fin d’année.

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