(Nous avons délibérément dissocié cette introduction du compte-rendu général pour ne pas alourdir le premier texte axé sur les propos de Bernard Cazeneuve).

Monsieur le premier ministre, cher Bernard, chères et chers amis.

1)      Remerciements.

Je tiens tout d’abord à vous remercier toutes et tous de votre présence, nous avons dû malheureusement refuser beaucoup de monde, le nombre de places étant limité à 40.

Je remercie surtout Bernard Cazeneuve qui nous a fait le plaisir et l’honneur d’accepter de venir animer ce dîner-débat du Club D12.

Bernard est quelqu’un qui a eu un parcours exceptionnel pendant le dernier quinquennat de François Hollande. Plusieurs fois ministre : des affaires européennes, du budget, de l’intérieur et enfin Premier ministre, c’est lui qui était en première ligne lors des terribles attentats terroristes de 2015 qui ont frappé la France. Avant il a eu une longue carrière politique pleine d’expériences : maire, conseiller général, conseiller régional et député. Nous nous connaissons depuis plus de 20 ans car il avait des attaches dans le Gard. Au-delà de toutes ces expériences dont il nous parlera, j’ai tenu à l’inviter, car il a toujours fait preuve d’une grande fidélité : aux personnes,  aux actions menées et à ses idées. Ceci est une qualité à mettre en avant, car depuis deux ans la fidélité n’a pas été la qualité première que le monde politique du « nouveau monde » a donné en exemple à la jeunesse.

Je remercie ensuite toutes celles et ceux qui m’aident bénévolement à animer  le Club D12 avec très peu de moyens, tout d’abord Christian Tardivon qui a organisé cette soirée, ensuite notre « équipe Twitter » avec Nila Mitha, Florence Ginisty, Françoise Delcamp (absente ce soir pour raison de santé) et Delphine Pineda (qui Twitte aussi pour une autre organisation), notre « équipe jeunes » autour de Paul Melun (qui va contribuer à la réécriture de notre manifeste « Pour un nouvel élan »). Tous ces responsables, et d’autres,  sont là et sont avec vous dans vos tables respectives : Martine Ulmann, Jean-Louis Aupicon, Jean-Marie Aoust, Jacques Mazeau, Jean Levain, Wenceslas Baudrillart…

Je remercie aussi les 3 ou 4 généreux donateurs , ici présents, qui par leurs dons vont nous permettre de terminer l’année. Par contre je lance un appel à vous tous , si vous voulez que l’on puisse continuer, de ne pas oublier vos cotisations et vos dons éventuels pour l’année 2019. Nous avons en effet quelques frais, même réduits : secrétariat, déplacements en province, publications, site internet… qui nécessite un budget minimum, et fin décembre nous n’aurons plus un euro.

Enfin je salue ceux qui sont venus de loin : Gard, Haute-Garonne, Tarn et Garonne, Lyon, Alsace, Bretagne… Tu vois, cher Bernard, que notre réseau de 1000 membres n’est pas seulement parisien.

2)      Actions de D12.

L’année dernière nous avions trois thèmes de réflexion : le  Bilan de François Hollande (qui est aussi le tien cher Bernard), pour une grande politique européenne de l’Océan et pour une politique plus dynamique en faveur de l’économie sociale et solidaire. Trois textes ont été écrits et postés sur notre site : le Bilan très complet (par Nila Mitha et Florence Ginisty), l’Océan (par Alain Pomès) et l’économie sociale et solidaire (par Wenceslas Baudrillart).

Cette année nous avons retenu  4 axes pour notre action :

–          Continuer à défendre le bilan

–          Actualiser notre manifeste « Pour un nouvel élan » (Paul Melun). Les contributions qui commencent à arriver seront collectées jusqu’en décembre. Une synthèse sera faîte et présentée en bureau en janvier et validée lors des vœux, puis le nouveau texte sera posté sur le site en février. La partie « Europe » sera utile pour les élections européennes.

–          La Convivencia : concept ancien mais pouvant être très contemporain et très utile en étant adapté. Nous avons déjà fait des réunions et posté un texte. Un colloque sera organisé à Toulouse avant mai. (Florence Ginisty).

–          Enfin nous avons rajouté une réflexion sur « La participation citoyenne ». (Nila Mitha) Comment répondre sérieusement à cette aspiration citoyenne sans retomber dans la tartufferie d’En Marche de 2017.

Si nous arrivions à mener à bien tout cela, nous apporterions une pierre significative à la reconstruction qui est nécessaire.

3)      Les Européennes.

Chers amis, je ne veux pas être trop long car vous êtes venus écouter Bernard Cazeneuve, je voudrais juste avant de lui laisser la parole évoquer un point : celui des élections Européennes.

Il existe un espace de plus en plus grand entre En marche et Mélenchon, mais il n’est pas incarné et reste morcelé. Si aux élections européennes En Marche fait un bon score, ce sera très difficile de rebondir aux municipales, contrairement à ce que pensent beaucoup de socialistes, car il y aura de nouvelles trahisons vers En Marche. Il faut tout faire pour qu’En Marche fasse le moins possible aux Européennes. En Marche est en très mauvaise posture en ce moment, mais pense se remonter avec ce slogan pour les élections européennes : « Les progressistes contre les nationalistes ». Ce slogan est très dangereux et il est faux. Il est dangereux car il va faire monter partout les nationalistes, en France (on le voit déjà) mais aussi dans les autres pays européens même là où ils n’existent pas comme en Espagne. Il n’y a qu’à voir avec quelle gourmandise Orban, Salvini et Marine Le Pen se sont réjouis de ce slogan. Il est faux, et ce à double titre. D’abord En marche n’est pas un mouvement progressiste, on le voit bien avec la politique menée depuis 18 mois. Depuis juillet 2017 nous disons à D12 que c’est un « extrême centre-droit » et un « populisme hytech ». D’ailleurs l’alliance que vient de sceller En Marche avec le groupe libéral au niveau européen montre  qu’il n’est en rien progressiste. Et il est faux aussi car le vrai débat, entre les pro-européens,  est : « Quelle Europe voulons nous ? », et ce débat se structure autour de 4 grandes écoles de pensée : les socialistes et sociaux-démocrates, les écologistes, les libéraux et les conservateurs. En Marche a choisi le camp des libéraux.

Pour préparer ces élections, nous avons 6 mois. Je propose 4 phases : 1) la première : critiquer En Marche tous azimuts et ne pas lui laisser occuper le terrain du progressisme. 2) La deuxième : au-delà des partis, rassembler des mouvements, des clubs, des rassemblements  de citoyens qui ne se satisfont pas de cette situation. Ces deux premières phases pourraient durer jusqu’à fin janvier. 3) Trouver une incarnation forte pour rassembler tout cela et pour conduire une liste large. 4) Faire un programme clair et rassembleur pour une Europe sociale, démocratique et écologiste. Cela à partir de début février pour partir ensuite en campagne.

Voilà, chers amis, ce que je voulais dire dans mes quelques minutes d’introduction afin que Bernard et tous ceux qui viennent pour la première fois connaissent mieux le Club D12, et que vous tous, vous sachiez quelles vont être nos actions dans les 6 mois qui viennent.

Je laisse maintenant la parole à Bernard Cazeneuve ancien premier ministre. Merci à vous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *