Le monde est en crise, l’Europe est en crise, la France est en crise : la république malmenée depuis 5 ans doute d’elle même. Et pourtant le sursaut citoyen des primaires est un espoir et exige des hommes politiques, en premier lieu des socialistes, un devoir d’agir dans la cohérence, l’efficacité et le refus de toute démagogie.

 

Que dire, que faire. Aller à l’essentiel et ne pas se laisser piéger par les mots et les faux débats.

 

Voici quelques impératifs :

 

–          Le besoin nécessaire et légitime de protection des populations demande une action européenne et globale. Il faut bâtir une réponse coordonnée avec les tous acteurs de la politique et de l’économie mondiale. Etre dans le monde ce n’est pas subir la mondialisation.

–          Les partis socialistes européens ont mis la régulation de l’économie mondiale au cœur de leur réflexion. C’est un axe fort des propositions de François Hollande.

–          Il faut en effet en finir avec la dictature des marchés. Une économie libre et régulée ne doit pas être l’otage de la spéculation financière. L’immobilisme de la Commission Européenne fascinée par un libéralisme sans contrôle a trahi l’esprit des traités. La politique doit reprendre tous ses droits. Un président socialiste sera un acteur engagé dans la reconstruction et la rénovation européenne, et non pas un figurant résigné confondant le verbe et l’action.

–          Il faut retrouver un leadership européen franco-allemand et dépasser les traités : à situation nouvelle action nouvelle. La gauche européenne doit briser les tabous et retrouver les valeurs d’une Europe protectrice et dynamique.

–          Première économie mondiale, l’Europe doit mieux s’unir, mieux s’armer contre le dumping social, salarial, économique et financier. Mieux contrôler, mieux réguler c’est davantage de liberté et de solidarité.

–          Un grand emprunt européen par exemple doit être lancé afin de retrouver la croissance, le chemin de la ré industrialisation et faire de la recherche et de l’éducation des priorités. C’est ainsi que l’Europe sera autonome et jouera sur la scène mondiale un rôle de premier plan.

–          Nous avons besoin de plus d’Europe, mais d’une Europe différente de ce qu’elle est devenue. Fini le consensus mou, faisons montre de fermeté, de détermination et d’anticipation. Il faut faire de la zone euro un véritable pole économique financier et fiscal et social homogène, un authentique « noyau dur ».

–          La BCE doit être réformée pour stimuler en priorité la croissance et l’emploi tout en veillant à l’inflation.

 

Telle est l’Europe que nous voulons dans un esprit de solidarité globale entre les peuples qui la compose, conforme à la pensée socialiste et à celle des pères de l’Europe. La construction de cette Europe exige un combat déterminé et obstiné ne laissant aucune place au fatalisme. La France de 2012 sera l’inspirateur de cette nouvelle vision et le moteur de cette nouvelle action.

 

 

Jean-Paul Benoit                                                                Régis Paranque

Avocat au Barreau de Paris                                               Ancien collaborateur de Pierre Bérégovoy

Député Européen Honoraire                                              Inspecteur Général des Finances Honoraire

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