Lors de sa visite à Toulouse les 22 et 23 octobre, Jean-Marie Cambacérès, président de Démocratie 2012 (D12), avait rencontré Jean-François Laffont président de Convergencia Occitania (collectif de plus de 70 associations occitanes de Midi-Pyrénées). Ce dernier lui avait confié son inquiétude quand au rejet par le Sénat du projet de loi de ratification de la Charte Européenne des langues régionales. Jean-Marie Cambacérès, lui aussi très favorable à la pratique de l’Occitan en tant que Languedocien, Iui avait rappelé que Francois Hollande était favorable à la ratification de cette Charte Européenne, et qu’il avait souhaité réunir le Congrès à cet effet. C’est pour cela qu’un projet de loi de ratification avait été soumis au Parlement mais la droite sénatoriale y semblait hostile et s’apprêtait sûrement à le rejeter. En prévision de cette perspective, Jean-François Laffont souhaitait que l’on réfléchisse à d’autres initiatives qui montreraient que le pouvoir éxécutif restait favorable à l’enseignement des langues régionales et de l’Occitan en particulier. Le 27 octobre le Sénat rejeta en effet le projet de loi, enterrant la possibilité de ratification de la Charte par le Congrès, faute de majorité qualifiée nécessaire.
A partir de ce moment là, Jean-Marie Cambacérès fit le maximum pour obtenir un rendez-vous à l’Elysée pour Jean-François Laffont afin que ce dernier puisse exposer ses propositions et ses souhaits.

Ce rendez-vous fut programmé le 25 novembre avec Bernard POIGNANT, Conseiller du Président de la République. Pour cette réunion, Jean-François LAFFONT, président de CONVERGENCIA OCCITANA était accompagné de Florence GINISTY, correspondante D12 pour Toulouse et la Haute-garonne et de Jean LEVAIN, membre du Bureau National de D12, défenseur de la langue bretonne. Au cours de l’entretien ont été évoquées les fortes attentes concernant le statut des langues régionales dans plusieurs régions linguistiques comme la Bretagne, l’Occitanie ou le Pays Basque et la nécessaire réanimation du cadre d’enseignement de ces langues. Ils ont souhaité qu’une note soit transmise au Président de la République dans ce sens. Les participants ont convenu de poursuivre, dans un cadre éventuellement élargi, les consultations en vue de nouvelles initiatives comme celle par exemple de lancer l’idée d’un pôle national de formation des maîtres pour les langues régionales.

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