Le Bureau national du Club D12 s’est réuni le 12 mars à Paris sous la présidence de Jean-Marie Cambacérès.

Ordre du jour :

1)      Situation politique.

Le Bureau s’est réjoui du succès du dernier dîner-débat le 12 février avec François Hollande.

Le Bureau note aussi que malgré ce que le Pouvoir appelle le Grand Débat National (GDN), le mouvement des Gilets Jaunes est toujours là quatre mois après son déclanchement, et même reprend vigueur. Les menaces, la répression et le pourrissement ne peuvent être des solutions, seule une issue politique et sociale collective permettrait de mettre fin à cela.

En ce qui concerne le GDN, D12 note que beaucoup de choses étaient biaisées dès le départ : questions orientées, débat encadré par 2 ministres, maires triés par les préfets, le PR présent partout jusqu’à saturation… Certains y ont participé honnêtement. Ils seront déçus, car il n’en sortira pas grand-chose. Le Pouvoir ne sait pas comment en sortir et fait des débats sur les débats pour occuper le terrain au frais du contribuable. On nous annonce des conférences régionales de citoyens tirés au sort qui devront décider quelles mesures soutenir et transmettre. Cela est dangereux pour la légitimité des assemblées régionales élues et pour les CESER assemblées de la société civile organisée. Il est très possible que le Pouvoir enchaîne débat sur débat pour tout et n’importe quoi pendant les 3 ans qui lui restent.

En ce qui concerne les élections Européennes, D12 s’interroge sur l’utilité de la lettre du PR publiée et traduite dans tous les pays de l’UE. Certaines mesures de bon sens sont proposées et peuvent être reprises par d’autres partis politiques, mais la démarche a choqué dans plusieurs pays européens d’où , de nombreuses réactions négatives contre la France notamment de la part de l’Allemagne. Pour avancer, dans la construction Européenne, il ne faut pas diviser l’Europe à des fins de politique interne.

Le slogan d’En Marche : « les progressistes contre les nationalistes » est une erreur qui va mettre monter les « nationalistes » partout. Le vrai débat est : quelle Europe voulons nous ? Et là, il y a plusieurs visions. Pour information, En Marche s’est inscrit au groupe Libéral au parlement Européen. Jean-Marie Cambacérès pense qu’au stade actuel, il ne faut pas complexifier l’organisation européenne, ni attendre beaucoup de changements à 27. Par contre il est possible que certains pays voulant des coopérations renforcées dans tel ou tel domaine, avancent  d’une manière volontaire à quelques-uns.

D12 regrette qu’à 2 mois des élections le PS n’ait pas encore de liste et envisage même de ne pas en avoir, s’effaçant en participant seulement à celle que voudrait lancer Place Publique, groupe apparu récemment et conduit par un personnage pour le moins controversé.

Face à tout cela et compte tenu des nombreuses sensibilités des membres de D12, le Bureau ne donnera pas de consignes à ses membres pour les élections européennes. Nous allons simplement rédiger un texte nous même que nous enverrons à tous nos membres. Thierry Bary précisa qu’il avait voté Emmanuel Macron, mais que maintenant il était déçu mais qu’il ne se retrouvait pas non plus dans le PS actuel, d’où l’importance de Clubs comme D12.

2)      Texte sur l’Europe.

Paul Melun a présenté la nouvelle mouture du texte sur l’Europe qu’il avait déjà préparé, pour tenir compte des contributions et de l’actualité. Le nouveau texte sera mis sur le site de D12, validé lors du prochain Bureau puis envoyé à nos 1000 membres.

3)      Texte sur la participation citoyenne.

En l’absence de Nila Mitha (excusée), Florence Ginisty (venue spécialement de Toulouse pour le Bureau) rappela les points en discussion : Référendum d’Initiative Citoyenne, tirage au sort, vote blanc et proportionnelle notamment.

En ce qui concerne le RIC, le Bureau pense qu’il ne peut être retenue tel quel, sinon ce serait l’instabilité permanente. Les Suisses votent souvent, mais c’est leur tradition et le pays est plus petit. Par contre on pourrait assouplir les conditions du Référendum d’Initiative Partagée (RIP), faire accepter les pétitions citoyennes à partir de 500000 signatures numériques et les faire traiter par le CESE, ou encore mettre les législatives au milieu du mandat présidentiel plutôt que le lendemain des Présidentielles pour permettre au peuple de s’exprimer à mi-mandat. Par contre la question de la suppression du poste de 1er ministre a été abordée mais non tranchée. Pour le vote blanc, D12 n’est pas opposé à ce qu’il soit pris en compte. Ce débat a déjà eu lieu plusieurs fois dans le passé, y compris à l’AN. Cela semble très difficile de mettre le vote blanc parmi les exprimés, encore pourrait t on essayer pour des élections locales de pouvoir en tenir compte si par exemple le nombre des bulletins blancs dépassait celui d’un candidat. L’élection serait alors à recommencer. Cette idée compliquée à mettre en œuvre reste à creuser.

Pour le tirage au sort le Bureau a réaffirmé son attachement aux élections démocratiques avec le principe un homme (une femme)-une voix. Toute proposition contre les assemblées élues ont un relent populiste. Jean-Marie Cambacérès a cependant expliqué l’initiative du CESE avec une trentaine de citoyens tirés au sort. Cela peut être utilisé de manière provisoire et limité pour avoir un éclairage sur tel ou tel sujet.

La proportionnelle : Wenceslas Baudrillart précisa qu’il était pour une dose de proportionnelle(10%) pour les élections législatives, mais sans diminution du nombre des députés (mesure qui elle aussi a des relents d’anti-parlementarisme). C’est la position qu’adopte le Bureau.

Toutes ces décisions seront intégrées dans le texte concernant la participation citoyenne, déjà sur le site.

4)      La Convivencia.

Nous avons toujours l’idée d’organiser un colloque sur ce sujet, plutôt à Paris, mais nous ne sommes plus sûrs de pouvoir le faire avant les élections Européennes. Le faire avant affaiblirait même peut-être cette réflexion, vu l’éclatement de l’offre politique pour les Européennes et les simplifications d’arguments alors que le sujet est complexe et demande de l’écoute réciproque. Jean-Marie Cambacérès va rencontrer à ce sujet une Fondation japonaise, pour voir ce que l’on pourrait faire. Les Japonais ayant déjà financé des actions concernant la Convivencia en 1990.

5)      Texte sur « Une politique en faveur des jeunes ».

Le Groupe jeunes autour de William Roberge a écrit un texte très dense de plusieurs pages et très intéressant, d’une manière participative, sur divers aspects que pourrait prendre une politique globale de la jeunesse. Le Bureau se réjouit de l’existence de ce texte et décide d’y consacrer une réunion spéciale, vu l’ampleur du sujet. En attendant il demande au Groupe jeune de mettre en 1 page, les propositions principales qu’ils souhaiteraient voir retenir, pour les intégrer dans le texte du fascicule global en préparation et éventuellement dans le texte sur l’Europe (notre priorité du moment).

6)      Divers.

Jean-Marie Cambacérès rappelle à tous la nécessité de payer ses cotisations (20 euros ou plus) pour pouvoir continuer nos actions.

Dès que la conjoncture le permettra, nous reprendrons les déjeuners de presse et les réunions en région.

Webmaster le 15 mars 2019.

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