Beaucoup de monde (plus de 60 personnes) aux vœux de D12, dont de nombreux responsables de régions notamment : Grand Est, Occitanie, Bretagne, Corse et bien sûr région parisienne.

 

Jean-Marie Cambacérès, ancien député, président de D12 remercia tout d’abord tous ceux qui avaient préparé cette réception et qui dans le mois écoulé avaient appelé tous nos responsables régionaux pour prendre la température sur le terrain après le renoncement de François Hollande.

Il rappela ensuite que D12 avait été déçu par le renoncement de François Hollande, car nous pensons que son bilan est bon (les chiffres et informations de décembre l’ont encore amélioré) et qu’il était le plus à même de pouvoir rassembler face à la Droite réactionnaire et à l’Extrême droite. Il rappela aussi la colère de D12, face à tous ceux (dont il donna la liste) qui depuis 4 ans et dans les derniers 6 mois, avaient pourri son action et l’avaient contraint à cette décision. Il fit remarquer que cette décision, qualifiée par tous de courageuse, n’avait absolument rien réglé, n’avait pas provoqué de sursaut salutaire et que le camp de la Gauche et des forces de progrès était toujours aussi fractionné et courait vers l’échec de manière consciente, ce qui est encore plus grave que lors du 21 avril et l’élimination de Lionel Jospin. Il caressa le rêve que François Hollande puisse être encore un recours.

 

Notre cérémonie des vœux, rappela-t-il, se tient à un moment important pour la France, pour la Gauche et le Forces de progrès et pour D12.

Pour la France, car c’est la première fois sous la cinquième République qu’un Président décide de ne pas se représenter. Pour la Gauche et les forces de progrès qui ne représentent environ que 40 % du corps électoral et qui est divisé en gros en 3 tiers (la primaire de la BAP concernant une compétition pour un de ces tiers). Pour D12, dont le ciment unitaire était le soutien à François Hollande et pour lequel la question du devenir se pose.

 

Pour essayer de s’adapter au mieux, pragmatiquement et modestement à cette situation, D12 a donc décidé de continuer son action jusqu’en mai au moins pour défendre le bilan du quinquennat et l’action de François Hollande. D12 reste prêt à l’éventualité d’une autre donne politique.

 

D12 ayant en son sein : des socialistes, des centristes, des radicaux, des écologistes, des gaullistes de gauche et beaucoup de femmes et d’hommes non engagés dans des partis, nous avons décidé en tant qu’organisation de ne pas nous précipiter et de rester neutre dans la primaire et même plus tard, tant qu’il n’y aura pas qu’un seul candidat de la gauche réformiste, compatible avec les idées de D12, en piste face à la droite. D12 ne veut avoir aucune responsabilité dans la division persistante et dans l’élimination prévisible des forces de gauche et de progrès si aucun élément nouveau ne vient redistribuer les cartes.

Jean-Marie Cambacérès indiqua qu’il avait répondu à quelques amis plus pressés, dans un sens ou dans l’autre : « Quand tout cela sera terminé, vous me remercierez d’avoir adopté cette méthode et d’avoir tenu cette position, qui n’aura pas divisé D12, qui ne nous aura fâchés avec personne et qui nous permettra à l’avenir de pouvoir continuer à parler à tout le monde ». Il précisa aussi que si des journalistes lui demandaient : « Mais vous à titre personnel pour qui votez-vous ? », il répondrait : « En France, le vote est secret ».

 

Il rappela quand même que la candidature à l’élection présidentielle, était quelque chose de sérieux, et que ce n’était pas la préparation d’un congrès, ni un défilé de mode, et que face aux défis qui attendent la France : situation économique difficile, crise de l’Europe, instabilité du monde et terrorisme, on ne pouvait pas désigner des enfants de chœur ou des candides.

 

Sur le plan programmatique, Jean-Marie Cambacérès donna sa position sur quelques propositions en débat : le tirage au sort en remplacement des élections, la loi El Khomri, le 49-3, le revenu universel… et rappela quelques propositions de D12, qu’il aimerait voir reprendre dans les débats : introduction d’une dose de proportionnelle, suppression de la réserve parlementaire, prises en compte de pétitions de citoyens par l’Assemblée Nationale après un filtre par le CESE, création d’un Conseil National Permanent du Vivre Ensemble, mise en place d’une Instruction Civique Européenne dans tous les collèges et lycées d’Europe… Et que D12 aimerait bien voir reprendre certaines de ces propositions reprises par des candidats. Ces propositions sont dans le petit fascicule de D12 : « Pour un nouvel élan ».

Il précisa que courant décembre un groupe ad-hoc de D12 avait fait la synthèse du vote citoyen par internet sur trente propositions de D12 mises en ligne. Certains résultats de ces centaines de votes, sont assez étonnants. Dès la semaine prochaine, ces résultats vont être envoyés : à l’Elysée, à Matignon, à tous les candidats à l’élection présidentielle de gauche et des forces de progrès qu’ils soient dans la primaire ou pas, aux 1200 membres de D12, aux médias et mis sur le site de D12.

 

Dans l’étape en cours, qui ne clôt pas la marche de l’histoire, et tout en respectant les positions individuelles, Jean-Marie Cambacérès rappela que D12 est membre de la BAP, et qu’après le succès de la primaire de la droite, nous avons tout intérêt à ce que la primaire de la BAP soit une réussite, avec une bonne participation et des débats de qualité, car nos concitoyens sont intéressés par la politique, contrairement à ce qu’on dit. Après le premier tour de la primaire et après la primaire elle-même, ce sera deux nouvelles étapes, qui seront analysées collectivement chaque fois par le Bureau National de D12, lequel définira à chaque étape une position collective.

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